Loi du bon samaritain
Formation RCR et Secourisme Alaska
Le Bon Samaritain : compassion et protection
Tirée de la Bible (Luc 10 :25-37), la parabole du Bon Samaritain raconte comment un voyageur laissé pour mort est secouru par un inconnu qui le soigne et veille sur lui. Au-delà de son contexte religieux, elle porte un message universel : l'obligation morale de porter secours à autrui en danger, par compassion et altruisme.
Inspirées de ce principe, de nombreuses lois dites du Bon Samaritain ont été adoptées à travers le monde pour protéger contre les poursuites ceux qui portent assistance de bonne foi en situation d'urgence. La portée exacte de cette protection varie toutefois d'une juridiction à l'autre : voici ce que prévoit la loi applicable à votre région.
Votre protection en vertu de la loi
L'Alaska Stat. § 09.65.090 protège la personne qui, de bonne foi, prodigue des soins d'urgence à quelqu'un qui semble manifestement avoir besoin d'une aide immédiate pour éviter un préjudice grave ou la mort; l'immunité tient, sauf si la conduite du secouriste constitue une négligence grave ou une inconduite téméraire ou intentionnelle. Cette même protection de bonne foi couvre l'utilisation d'un défibrillateur externe automatisé en vertu de l'Alaska Stat. § 09.65.087, avec deux limites à connaître : elle ne couvre ni le fabricant de l'appareil, ni le défaut d'aviser les services médicaux d'urgence.
Aucune obligation d'agir, mais toutes les raisons de le faire
Rien dans le droit de l'Alaska ne vous contraint à venir en aide à un inconnu — le choix de secourir vous appartient. Mais lorsque vous faites ce choix et agissez honnêtement, la loi vous soutient, et l'usage d'un DEA est expressément inscrit dans cette protection. Ne laissez pas l'ombre d'une poursuite vous paralyser; la loi l'a déjà dissipée pour que les bonnes intentions se transforment en gestes.
Pourquoi la formation est essentielle
Dans un État où les secours peuvent se trouver à un vol de brousse et de longues minutes de distance, les instants qui suivent un effondrement appartiennent à celui qui est présent — et la survie à un arrêt cardiaque diminue d'environ dix pour cent à chacune de ces minutes sans RCR. Cette réalité fait du témoin le véritable premier intervenant de l'Alaska, le premier maillon avant même qu'une sirène ne retentisse. La loi a déjà retiré le risque juridique; la formation retire l'incertitude, pour qu'au moment venu vos mains agissent avec assurance plutôt qu'avec hésitation. Préparez-vous dès maintenant, et vous pourriez faire la différence entre une tragédie et un retour à la maison.